« Mesdames, Messieurs, démarrez vos moteurs »
Doug
Alderman, C.C.A.
Coordonnateur,
agronomie et développement de marché
Assis ici, en
ce dimanche après-midi, pour écrire cet article, en attendant que la course
d’autos de la coupe Nextel débute, je ne peux m’empêcher de penser aux
ressemblances entre la préparation d’une voiture pour la course et celle
d’un semoir pour la période des semences. Les deux exigent une bonne mise en
place et une bonne préparation, avec des arrêts et des réglages à faire
selon le circuit ou dans notre cas, selon les conditions aux champs. Bien
que les producteurs ne puissent contrôler la température, ils peuvent
contrôler la condition de leur semoir.
Un semoir
bien réglé assurera un espacement uniforme des grains afin d’obtenir des
plants à une distance aussi régulière que celle de piquets de clôture. Une
population où les plants sont à distance égale réduit la concurrence entre
eux pour qu’ils profitent de la lumière pour faire du maïs grain. Les
doubles, les triples et autres, peuvent aboutir sur une perte du potentiel
de rendement. La recherche indique que l’augmentation d’un pouce de l’écart
type de la distance entre les plants résulte en une perte de rendement
allant jusqu’à 2.5 boisseaux par acre. Qui plus est, des études démontrent
qu’un champ, où l’émergence n’est pas uniforme, peut voir son rendement
affecté négativement de 15 à 20 %. Les plants qui démontrent un retard d’une
ou deux feuilles durant toute la saison ne produiront généralement pas un
épi récoltable. Pour tous les semoirs, il importe qu’à chaque rang les
unités fonctionnent à une profondeur constante. Un contrôle irrégulier de la
profondeur ou un contact inadéquat entre le sol et le grain peut causer une
émergence irrégulière. Peter Thomison, un agronome de l’État d’Ohio
maintient que : « Les vitesses d’ensemencement dépassant 6 mph et un
manque d’entretien et de réglage du semoir sont les principaux responsables
de la distance inégale des plants dans un rang. »
Voici
quelques trucs pour améliorer l’uniformité de l’emplacement des grains
durant l’ensemencement:
·
PREMIÈREMENT,
assurez-vous que le châssis du semoir est au niveau et qu’il est attaché au
tracteur à la bonne hauteur. Il s’agit probablement là d’une des plus
importantes vérifications, car cela aura un impact direct sur la pression
descendante des unités et de la fermeture adéquate du sillon des grains.
Sans cela, vous verrez un placement irrégulier des grains.
·
Évitez les
multiples passages pour herser et le hersage de sols humides.
·
Répartissez
les résidus également sur la surface des rangs.
·
Avec les
semoirs à plaques, agencez la grosseur du grain à la bonne dimension de la
plaque.
·
Les semoirs à
doigts cueilleurs devraient faire l’objet d’une vérification pour l’usure
sur la plaque arrière et la brosse. Utilisez une jauge pour vérifier la
tension sur les doigts et pour les serrer correctement.
·
Vérifiez les
signes d’usure sur les ouvre-sillons à deux disques et les tubes à semences.
·
Assurez-vous
du bon réglage du pignon de la transmission du semoir.
·
Vérifiez le
degré d’usure des chaînes, les maillons à articulations rigides, de même que
les pneus dont la pression est hors norme.
·
Lubrifiez
toutes les chaînes et les graisseurs.
·
Assurez-vous
que les tubes à semences sont propres et non obstrués.
·
Nettoyez les
tubes capteurs si le semoir est équipé d’un appareil de surveillance.
·
Assurez-vous
du bon alignement des coutres et des ouvre-sillons.
·
Sur les
semoirs à air comprimé, agencez la pression d’air au poids de la semence
utilisée.
·
Assurez-vous
que les roues de pression sont réglées pour fermer le sillon
d’ensemencement.
·
Durant
l’opération, vérifiez la profondeur de la semence et son contact avec le
sol.
·
Semez à une
vitesse entre 4,5 et 5,5 mph.
·
En situation
de semis direct ou de travail minimum du sol utilisez un « fouet » pour
disperser les résidus hors du sillon afin d’obtenir un bon contact
sol/semence. Ces méthodes culturales peuvent donner lieu à une émergence
inégale de la semence lorsque les résidus de cultures sont dispersés de
façon variable dans le champ. Cela donne lieu à des endroits qui demeurent
plus froids et plus humides que d’autres.
·
D’un jour à
l’autre, d’un champ à l’autre, réglez la profondeur et la tension des
coutres pour semis direct.
·
Assurez-vous
que le coutre, aligné avec l’ouvre-sillon, ne coupe pas plus profondément
que ce qui est requis pour la semence.
La
préparation soignée du semoir peut être le plus gros facteur pour obtenir
d’une émergence uniforme. La gestion du temps utilisé avant de semer peut
aussi jouer un rôle critique dans le même but. Si le champ est laissé trop
inégal, si les résidus sont accumulés ou si la compaction de la surface n’a
pas été suffisamment diminuée, même le semoir à maïs le mieux préparé ne
pourra fournir le résultat souhaité. Le compte à rebours de la course
printanière a débuté. Votre équipement est-il en ordre pour prendre le
départ? ■
Références:
Purdue Extension Bulletin AGRY-91-01, «Stand Establishment in Corn»;
chapitre 36, «Effects of Uneven Seeding Emergence in Corn», dans le National
Corn Handbook. Tips to Reduce Planter Performance Effects on Corn
Yield AGF-150-01 Greg La Barge Extension Agent, Ohio State University;
Extension Dr. Peter Thomison Extension Specialist; Agronomy Guide for Field
Crops Publication 811,
Pride Seeds Agronomy.
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de
page
Échos du champ Des résultats constants aux essais et dans les parcelles
conduisent à des performances constantes
Fred Sinclair, directeur, développement de produit
Les tests à la ferme et les essais au champ offrent aux producteurs l’occasion
d’évaluer les nouvelles technologies et le nouveau matériel sans faire de
gros investissements. Les tests à la ferme sont particulièrement importants
parce que chaque ferme possède ses propres besoins. Par l’utilisation d’une
forme ou d’une autre de programme de testage à la ferme, le producteur peut
se faire une bonne idée de ce qui fonctionnera chez lui. Cela étant dit, il
existe aussi d’autres raisons de chercher l’information ailleurs que sur sa
propre ferme. Nous y reviendrons plus loin. Beaucoup de producteurs
font un excellent travail pour mettre en place des parcelles. Pour soutenir
leurs efforts en ce début de saison, voici quelques trucs.
·
Respecter les
limites du champ.
Pour obtenir
des résultats précis de l’investissement consenti pour effectuer des tests à
la ferme ou côte à côte, assurez de comparer des pommes avec des pommes.
Toutes les parcelles devraient être situées dans des champs où l’essai visé
est traité comme une seule unité année après année. Cela inclut la même
culture, les mêmes herbicides, la même fertilisation, le même programme
d’application de fumier, ainsi que les mêmes pratiques agronomiques. Cela
permettra d’éviter qu’aucune variation sous-jacente, résultant des années
précédentes, ne fasse varier les résultats de la saison courante.
·
Gérer la
variation à l’intérieur du champ.
La
variation au champ peut affecter seulement une ou deux variétés lors d’un
essai pour aboutir sur des résultats incorrects. Là où c’est possible, les
parcelles devraient être situées perpendiculairement aux sources connues de
variation potentielle comme : le drainage, le travail du sol, d’anciennes
refentes, des rigoles ou des dépressions qui coupent la surface d’essai. Le
but est de réduire la variation sur toute la parcelle ou, là où la variation
ne peut être éliminée, au moins la répartir également sur tous les
traitements.
Il faudrait
éviter de placer des parcelles là où il y a compaction, une pression des
mauvaises herbes, un changement dans le pH du sol, etc. Essayez d’éviter les
bords de champs, les extrémités de champs des années précédentes, etc.
Laisser une bonne lisière sur le périmètre du champ éliminera quelques
problèmes imprévus (des années précédentes) le long des champs et des
clôtures.
·
Utiliser des
pratiques d’application constantes.
L’application des intrants sur toute la parcelle devrait être accomplie
aussi précisément que possible. Cela permettra de réduire le potentiel
d’introduire une variation dans la parcelle due au fait qu’un ou quelques
traitements reçoivent plus ou moins de fertilisant, ou un taux plus élevé ou
moins élevé d’herbicide, etc., que les traitements adjacents. Si possible,
appliquer les intrants perpendiculairement aux variétés de la parcelle. Bien
que cela soit difficile à faire lors d’applications en postlevée, cela
assurera l’égalité de toute erreur d’application sur tous les traitements.
·
Utiliser des
lisières de vérifications.
Si les
parcelles contiennent plus de 3 ou 4 variétés de large, une lisière de
vérification devrait être placée entre chacune pour mesurer s’il y a
variabilité, et si c’est le cas, afin d’aider à faire des réglages sur les
résultats.
·
La simplicité
et
la précision sont de mise au moment d’aménager la surface des essais aux
champs. Des pratiques de cultures et un plan, constants durant toute la
saison, donneront des résultats qui compenseront l’effort fourni.
Bien que les
essais à la ferme soient bons pour constater les faits sur place, l’analyse
du niveau de qualité d’un hybride repose beaucoup sur le nombre de
comparaisons qu’il a subies sous différentes conditions.
Dues à la
variabilité de la température et à l’incapacité de prédire les
situations météorologiques, de même que les stress de la culture,
l’utilisation de données provenant de l’extérieur du conté présente
certainement un avantage au moment de prendre une décision. Dans la plupart
des cas, les problèmes de température ou de parasites qui surviennent au
cours de la saison dans un rayon allant de 80 à 120 km d’un champ donné,
sont susceptibles de l’affecter l’année suivante. Faute d’avoir un bon moyen
de savoir ce qui arrivera dans un champ donné, la meilleure façon de choisir
les intrants est de faire la moyenne des résultats d’un grand nombre
d’essais, tenus sur une grande surface, tout en incluant les conditions
qu’il est raisonnable d’attendre pour ce champ cette année.
Il est faux
de croire que seules les comparaisons effectuées sur la ferme peuvent être
utiles. Pour obtenir de l’information à valeur prédictive raisonnable, nous
devons utiliser les résultats en provenance de différentes sources. Des
résultats dont nous ferons la moyenne à partir de plusieurs essais,
effectués à plusieurs endroits, sur plusieurs années. Cela nous permet de
voir comment les hybrides réagissent sous des conditions qui peuvent
différer de celles vécues en un seul lieu.
Présentement,
nous avons une excellente occasion puisque notre gamme de produits offre des
hybrides de maïs et des variétés de soya qui couvrent plusieurs maturités,
avec des technologies qui vont à presque toutes les situations. Nous avons
une gamme complète de produits à offrir aux producteurs. Elle comprend: du
conventionnel, du Bt, du Roundup Ready, du Liberty Link, du Roundup Ready Bt,
du nouveau G3 Roundup Ready, de la résistance à la pyrale et à la
chrysomèle, du Poncho 250 et 1250 tout à l’intérieur ou sur la semence.
Que le client
veuille des semences de soya, de fourrage, de maïs grain ou ensilage,
Semences Pride peut lui fournir un produit qui conviendra à sa ferme. Les
essais à la ferme constituent un moyen d’entrer sur la ferme et de grossir
votre chiffre d’affaires auprès du client désireux d’en faire.■
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de
page
Référence: Modern Corn and Soybean Production, Agronomy Guide for Field Crops,
Pride Seeds.
Doug Alderman, CCA - ON
Coordonnateur, agronomie et développement de marché
La récolte
volumineuse de l’automne dernier a obligé beaucoup de producteurs à
entreposer leur maïs dans des silos. Une bonne quantité de maïs a été
entreposée dans ces silos à 17 % d’humidité ou moins… ce qui est bon pour
les coûts de séchage. Toutefois, il ne faudrait pas oublier l’aération de ce
maïs, surtout là où les températures extérieures ont varié dramatiquement au
cours des deux derniers mois. On rapporte déjà quelques exemples de
détérioration du maïs grain dans des silos du Michigan. Le contenu des silos
peut se détériorer rapidement sous les conditions vécues cet hiver. La
question est de savoir comment votre grain entreposé se comporte.
Parce qu’on
l’utilise régulièrement, le maïs grain entrant dans les rations des animaux
fait l’objet d’une surveillance constante. Toutefois, il faut se souvenir de
surveiller les silos qui n’ont pas été touchés de l’hiver. Une surveillance
étroite des silos d’entreposage permettra aux producteurs de détecter les
signaux d’avertissement de problèmes potentiels de détérioration. Le
producteur pourra prendre les mesures afin de limiter la perte de qualité.
Durant
l’hiver, le grain devrait faire l’objet d’une vérification hebdomadaire et
le ventilateur devrait fonctionner périodiquement par beau temps, pour une
journée ou deux, quand la température extérieure est voisine de celle du
grain. De grands écarts de température aboutissent sur de la condensation
dans le grain froid.
Qu’est-ce qui
se passe dans le silo?
Les
différences de température dans un silo à grain font que l’humidité migre
des endroits plus chauds vers les plus froids. La figure 1 montre le
déplacement de l’humidité dans le silo quand les temps plus froids causent
des différences de température.
L’air chaud
qui monte au centre du silo se refroidit quand il atteint le grain froid
près de la surface. L’humidité de l’air s’y condense et provoque la
détérioration rapide du grain quand la température extérieure se réchauffe.
Dans ce genre de situation, il vaut mieux pousser l’air chaud vers le haut
pour le sortir du silo plutôt que de le tirer vers le bas à travers le reste
du grain. L’humidité peut aussi migrer vers le grain plus froid, près de la
paroi du silo, durant les températures froides hivernales. Il est aussi
possible d’avoir une migration de l’humidité vers l’intérieur si la
température extérieure est plus chaude que celle du grain.
Le processus
de réchauffement du grain…
Si le grain a
été refroidi jusqu’à -1
°C
et que l’on compte le garder jusqu’en juillet, il est souhaitable de le
réchauffer à des températures variant de 10
°C
et 16
°C
pour la mi-juin. Faire fonctionner les ventilateurs jour et nuit par beau
temps, lorsque la température moyenne sur 24 heures est de 12
°C
plus chaude que celle du grain, est le meilleur moyen de réchauffer le
grain. Typiquement, nous pouvons commencer ce processus autour de la mi-mars
à la fin mars, selon les prévisions de la météo. Le ventilateur devrait
fonctionner continuellement quand la température quotidienne minimum est
environ la même que celle de l’air à la sortie du silo.
Lorsque la
température augmente jusqu’au nouveau niveau, attendez que la température
extérieure se réchauffe d’un autre 6
°C
pour la faire monter de nouveau. Le producteur peut s’assurer que l’aération
est complète en utilisant un thermomètre ou en vérifiant la température du
grain déchargé à partir du centre de la trémie. À chaque étape, assurez-vous
de porter la température de tout le silo à la hauteur désirée. Si le
ventilateur est arrêté avant que tout le silo soit réchauffé, il pourrait se
former de la condensation à l’interface des parties les plus chaudes et les
plus froides du contenu du silo. Cela cause de la détérioration quand cela
dure plusieurs jours. Plus les différences de température sont grandes, plus
grande est la détérioration. Pendant les périodes chaudes de l’été, où
l’humidité est élevée, si le grain est entre 10
°C
et 16
°C
et que le conduit ou la chambre est ouverte, il pourrait y avoir
condensation dans ce grain plus froid. Cela pourrait conduire à de la perte
autour du conduit.
Liste de surveillance du silo:
·
Faites
fonctionner votre ventilateur d’aération.
·
Regardez à
l’intérieur du silo à partir de la porte d’inspection du toit. Recherchez
des signes d’humidité sur le côté interne du toit. Si vous constatez la
présence de gouttelettes d’eau ou de cristaux de glace, aérez le silo. Le
grain est à l’origine de cette humidité qui a été transportée vers le sommet
du silo pour se condenser sur le métal du toit. D’autres signes de
condensation sont : du grain croûté, habituellement au centre de la surface
du silo; du grain humide et gluant; de la glace ou de la gelée accumulée sur
le grain, spécialement sous la surface du toit, près des trappes et des
bouches de ventilation; ou si le grain est froid près de la paroi du silo,
souvent du côté nord; de même que du grain qui a chauffé.
·
Faites fonctionner le ventilateur si une légère couche de neige s’est
infiltrée sur le sommet du silo. Elle sera dissipée en vapeur d’eau
inoffensive. S’il y a des quantités de neige beaucoup plus grandes,
pelletez-les.
·
Sentez le grain. Une odeur de moisi indique le début d’un problème
d’entreposage. Une odeur de fermentation ou une odeur de suri pointe vers un
sérieux problème. L’air devrait sentir la même chose que le grain propre.
·
Comparez la pression statique ou la pression lorsque le ventilateur fonctionne
dans la chambre de répartition d’air sous le plancher d’aération par rapport
à la dernière inspection. Une diminution ne devrait susciter aucune
inquiétude. Une augmentation indique que quelque chose a fait augmenter la
résistance de l’air durant son passage dans la masse de grain. Poussez votre
enquête plus loin.
·
Utilisez une tige longue et petite de diamètre pour détecter le problème.
Piquez la masse de maïs à plusieurs endroits pour trouver des endroits durs,
compactés ou humides.
·
Prenez note
de la température du grain. Attachez un thermomètre au bout d’une tige de
métal pour détecter les points chauds, ou pour inscrire la température de
l’air au moment d’entrer dans le grain. Le thermomètre peut être laissé à
une profondeur de 2,4 mètres (8 pieds) afin d’obtenir une lecture
hebdomadaire de température. Une augmentation de 3 à 4 degrés indique un
problème potentiel, vérifiez la température quotidiennement.
·
Entrez dans
un silo seulement si vous en connaissez l’histoire, le moment où il a été
rempli ou vidé, et quand d’autres personnes savent où vous êtes.
·
Éteignez
toujours les équipements de déchargement avant d’entrer dans un silo.
·
Surveillez la présence de poussière ou de moisissure dans le silo, vous
pourriez avoir besoin d’un masque.
·
Essayez de détecter tout signe de la présence d’insectes.
·
Tenez des
notes dans votre carnet d’inspection afin de les comparer à celles de vos
prochaines lectures.
Pour les
producteurs ayant des silos sans système d’aération, surveillez le grain de
la façon décrite précédemment. S’il y a des signes de détérioration, il sera
nécessaire de sortir le grain le plus tôt possible afin d’arrêter son
progrès. ■
Références: Iowa State University
Extension; OMAFRA publication 811; Communication and Educational Technology
Services, University of Minnesota Extension Service; NDSU Agriculture
Communication Article, Dec. 2004; Pride Seeds Agronomy.
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de
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La luzerne et la survie à l’hiver
Fred Sinclair,
C.C.A. (ON)
Directeur de
développement de produit
Semences Pride
La survie de
la luzerne à l’hiver dépend de facteurs de gestion que l’on peut contrôler
et d’autres de nature environnementale qui sont incontrôlables. Ces derniers
incluent la quantité de neige couvrant le sol, la température et les
fluctuations de température.
L’âge des
plants peut être un facteur très important dans la survie de la luzerne à
l’hiver. Les jeunes plants tolèrent mieux le stress que les plants plus
vieux puisqu’ils tendent à être moins infestés par la maladie et qu’ils ont
été exposés à moins de dommage physique.
Régulièrement, les champs de plantes fourragères devraient faire l’objet
d’analyses de sol pour y appliquer annuellement les quantités de
fertilisants recommandées, avant la période de repos de septembre. Un faible
niveau de potassium dans le sol est l’une des causes les plus importantes
menant à la perte d’un peuplement. De faibles niveaux de potassium empêchent
la plante d’emmagasiner les hydrates de carbone dans les racines ce qui
contribue à une meilleure capacité de résister à l’hiver. Cela est
particulièrement vrai dans les sols limoneux et sablonneux. Habituellement,
ces sols exigent un apport supplémentaire en potassium à moins qu’ils
n’aient été amendés par des apports suffisants en fumier ou en fertilisants.
Les sols argileux possèdent un très bon potentiel pour suppléer au besoin en
potassium et peuvent très souvent subvenir aux besoins des plants de
luzerne.
La luzerne va
mourir dans un sol mal drainé. Au cours des derniers mois d’hiver et tôt au
printemps, dans les sols humides, la luzerne est beaucoup exposée au
déchaussage. Parfois, le déchaussage casse la racine principale, mais plus
souvent il arrachera la couronne du sol pour l’exposer aux vents desséchants
et aux blessures mécaniques durant la récolte. Souvent, la maladie envahira
la racine affaiblie et le plant mourra durant l’été.
L’humidité
excessive à la surface et dans le sol peut conduire à la formation de
couches de glace. Cela arrive fréquemment dans les baissières, en même temps
que le dégel. Une situation que l’on a constatée durant tout l’hiver dans
certaines régions cette année. Les couches de glace contribuent au dommage
causé par l’hiver en étouffant les plants et en facilitant un
refroidissement rapide du sol. Vu que la glace conduit mieux la chaleur que
l’air, les couches de glace peuvent mener à un refroidissement et à de
basses températures du sol. Des niveaux élevés d’humidité dans le sol à
l’automne peuvent aussi réduire le durcissement et prédisposer la luzerne au
dommage hivernal.
Habituellement, le drainage souterrain réglera un problème de surplus d’eau.
Maintenant, beaucoup d’hectares de luzerne sont cultivés avec succès sur des
terres que l’on croyait trop humides. Les régions très au niveau peuvent
nécessiter des fossés pour éliminer l’eau de surface en hiver lorsque le sol
est gelé, à défaut de quoi la glace formée peut étouffer la plante même si
le sol a été drainé au moyen de drains souterrains.
D’autres
facteurs peuvent avoir un effet sur la rusticité de la plante comme la
hauteur de coupe, le nombre de coupes et le temps de repos accordé à la
plante l’automne, connu sous le nom de période critique pour la récolte
automnale.
Habituellement, le signe le plus hâtif de dommage par le gel apparaît dès que
la plante commence à verdir. Cela peut varier d’une année à l’autre et selon
la région, mais habituellement la régénération commence au milieu d’avril.
Pour évaluer le dommage causé par l’hiver, comptez le nombre de plans par
pied carré à plusieurs endroits. Déterrez des plants représentatifs à ces
endroits pour en évaluer la santé et la vigueur de la couronne et de la
racine principale. Les endroits, où la régénération s’effectue plus
lentement, peuvent avoir des boutons qui sortent tout juste de la dormance.
Ces populations pourraient encore être vigoureuses et productives.
D’autres ayant subi suffisamment de dommage par le froid tard en hiver
peuvent afficher des signes de dépérissement. Coupez la racine principale en
deux pour juger de sa santé. Une racine en santé est blanc crème et possède
une texture ferme. Les plants affectés par le gel affichent des racines
principales bronzées ou jaunes. Leurs tissus sont d’une texture molle et
mouillée qui s’effiloche en filaments jaunes ou bruns.
Portez une
attention particulière au premier pouce ou pouce et demi de la racine sous
la couronne. Une deuxième inspection de 7 à 10 jours plus tard vous
indiquera s’il y a croissance ou décroissance.
Si une
population a été improductive pour plus d’un an vous ne pourrez réensemencer
ce champ en luzerne. Dans ce cas, vous aurez peut-être à changer de champ et
remplacer cette population de luzerne par du maïs ou du soya. Voilà une
situation où le maïs Roundup Ready fonctionne bien pour éliminer ce qui
reste des graminées dans le champ dévasté par le gel d’hiver. De plus, le
champ, où se trouve la luzerne tuée par le gel, a probablement un taux élevé
de fertilité ce qui fait du maïs un bon choix de rotation. Les champs
sortant d’une culture Roundup Ready représentent aussi de bons choix pour
ensemencer de la luzerne puisqu’ils présentent moins d’inquiétudes
concernant les résidus de pesticides.
Pride possède
d’excellents hybrides de maïs à considérer dans les situations de
réensemencement. Si le réensemencement s’effectue dans un champ où la
luzerne a été détruite par le gel d’hiver, recommandez à vos clients
d’utiliser de la semence traitée au Poncho 250 compte tenu des chances
accrues d’avoir de fortes pressions d’insectes comme le ver fil-de-fer et
les larves. Voici deux tableaux pour aider à prendre la décision de laisser
la culture en place ou de labourer le champ et le réensemencer.
Décision
relative à la luzerne:
Nombre
minimum de plants de luzerne en santé par pied carré pour obtenir un champ
acceptable
Nombre de
plants
Plants/m2
Plants/pi2
Nouvelle
semence 215
20+
An 1
129-215
12-20
An 2
86-129
8-12
An 3 et plus
54
5
Table 5-16 Agronomy Guide for Field Crops - Publication 811
Lorsque vous
observez les plants ou les tiges, le décompte des tiges est plus précis que
celui des plants. Notez que lors d’une évaluation hâtive au printemps, il se
pourrait que vous ne puissiez compter que les couronnes.
Décision
relative au BLÉ D’HIVER:
L’évaluation du potentiel de
rendement à partir de différentes densités de population
Nombre de
plants Date
d’ensemencement
Rendement: t/ha (boiss./ac)
Par mètre
Par pied % rend.
de rang de rang potentiel
Oct. 5 Oct.15
66
20 (1) 100
5.34 (80) 4.84 (72)
33
10
95
5.11 (76) 4.57 (68)
23
7
90 (2)
4.84 (72) 4.37 (65)
20
6
85
4.57 (68) 4.10 (61)
16
5
80
4.30 (64) 3.90 (58)
Référence :
Smid, Ridgetown College,
University of Guelph, 1986-90.
Nota :
en référence au tableau précédent :
1) population
complète
2)
23
plants/m (7 plants /pi) de rang, en santé et bien répartis, fourniront 90 %
du potentiel de rendement et ne nécessitent pas de réensemencement. Un champ
avec une moyenne de 23 plants/m (7 plants/pi) de rang dont la répartition
n’est pas relativement uniforme, ou comptant des plants sévèrement
endommagés par le déchaussement ou autres blessures ne fournira pas un
rendement satisfaisant. Dans ce cas, envisagez de réensemencer.
(2)
C’est
important de prévoir un programme plus agressif de maîtrise des mauvaises
herbes si les populations de blé sont de faibles densités ou manquent de
vigueur. Dans ce cas, vous serez probablement confronté à une plus grande
concurrence des mauvaises herbes.La population qui a survécu devrait être
raisonnablement uniforme.
Références:S.R
Bowley and HWright OMAFRA- Factsheet 91-072 November 1991; Department of
Agronomy, Iowa State University- Steve Barnhart; Pride Seeds Agronomy.
dessus
de
page
De meilleures racines, des plants plus forts,
et la puissance pour offrir des rendements!
L’introduction récente de « La puissance à trois », qu’apportent les hybrides
Pride G3 à caractères combinés triples, marque le début d’une nouvelle ère
en ce qui a trait au potentiel de rendement.
Cet article fournit un résumé des bénéfices des hybrides Pride G3 pour les
producteurs. Cet hiver et ce printemps constituent un excellent temps pour
les positionner auprès de vos clients. Les hybrides Pride G3 vont comme un
gant à beaucoup d’entreprises. Cela inclut les producteurs désireux d’être
les premiers dans le voisinage à essayer les nouvelles technologies. Comme
nous le rapportent quelques membres de l’équipe de vente, l’attrait de la
nouvelle technologie a conduit à des commandes sur quelques fermes.
Rappelons
que les hybrides Pride G3 combinent, le YieldGard Plusmd, pour la
maîtrise de la pyrale et de la chrysomèle du maïs, la souplesse de la
maîtrise des mauvaises herbes du Roundup Readymd, de même que les
bénéfices du Ponchomc 250. Les hybrides Pride G3 reposent sur la
meilleure génétique possible dans chaque plage de maturité. Cela signifie
que présentement, les trois hybrides G3 offrent une performance potentielle
très élevée grâce à Pride.
Le
rendement… tout est dans les racines
Fred Sinclair, directeur du développement de produit chez Semences Pride
note : « La théorie soutenant la valeur des hybrides Pride G3 pour les
producteurs est bien simple, plus le plant de maïs possède un bon système
racinaire du début à la fin de la saison, plus il sera fort, spécialement
sous des conditions de stress, incluant la sécheresse. Il en résulte un
potentiel de rendement plus grand. »
Sinclair
poursuit : « Le YieldGard Plus protège le système racinaire au complet ce
qui lui permet de croître sans inhibition, toute la saison, pour trouver
l’eau et les nutriments. » Les plants sans protection ou n’ayant que celle
d’un insecticide au sol, peuvent souffrir d’un système racinaire confiné à
la surface du sol où les insectes qui y vivent, comme la chrysomèle des
racines, peuvent se nourrir des racines et réduirent le potentiel de
rendement. Les hybrides Pride G3 munis du YieldGard Plus et du Poncho 250,
offrent l’occasion d’augmenter le potentiel de rendement même sous des
conditions stressantes, incluant la sécheresse, grâce à leur protection du
système racinaire.
Là où l’on
cultive maïs sur maïs, Sinclair nous dit que les essais ont démontré un
bénéfice moyen de 14 boisseaux à l’acre comparativement aux hybrides
conventionnels. Au cours de la dernière année, les recherches américaines
ont aussi démontré un bénéfice moyen de 10.9 boisseaux à l’acre dans toute
la zone de culture du maïs. Ce résultat est allé jusqu’à 16 boisseaux à
l’acre sous des conditions sévères de sécheresse comparativement à des
hybrides traités avec un insecticide comme Force.
Les hybrides
Pride G3 trouvent leur place sur beaucoup de fermes
1.
Chez
les producteurs qui cultivent maïs sur maïs et qui utilisent un insecticide
au sol, les hybrides Pride G3 offrent l’occasion d’obtenir une maîtrise
supérieure des insectes à un coût moindre à l’acre. Cela, sans compter les
bénéfices de la sécurité, personnelle et environnementale, découlant du fait
de ne pas avoir à manutentionner un insecticide au sol. De plus, YieldGard
Plus protège le système racinaire au complet pour une réduction maximale du
stress et une assimilation optimale des nutriments.
2. Chez
les producteurs utilisant les hybrides RR/Bt, pour un ajout modique au coût,
les hybrides Pride G3 offrent le bénéfice de la présence d’un troisième
gène, tolérant au stress de la racine, sans compter l’avantage
supplémentaire du Poncho 250. Ce dernier est inclus dans le prix de tous les
hybrides Pride G3.
3.
Chez
tout producteur désireux d’accroître son rendement à l’acre, sur le marché
actuel, les hybrides Pride G3 offrent l’assurance la plus complète de
rendements supérieurs, car ils diminuent le stress relié à l’environnement
ou aux insectes. Le résultat se résume à de meilleures racines, des plants
plus forts et la capacité de donner un rendement supérieur.
Surveillez
la croissance des hybrides Pride G3 à prideG3.com
Toute la saison, surveillez la croissance des hybrides Pride G3 à
différents endroits partout au Québec et en Ontario. Visitez régulièrement
notre nouveau site Web prideG3.com pour suivre du début à la fin, la
comparaison entre les hybrides Pride G3, les hybrides conventionnels, et les
hybrides à caractère génétique simple, sur toutes nos parcelles. ■
dessus
de
page
Échos du champ – Les populations de maïs et
de soya et le réensemencement
Fred Sinclair
C.C.A. (ON)
Directeur,
développement de produit
Les prix des
produits de base compressent les profits. Cette année, plus que
jamais, il importe de maximiser les profits tout en minimisant le coût des
intrants. Parfois, cette tâche est plus difficile selon ce que mère
Nature nous impose, incluant des conditions qui nécessitent un
réensemencement. Chaque année, nous recevons des questions à savoir si
un champ doit être réensemencé ou pas. Personne ne souhaite replanter
à moins que des rendements additionnels puissent être obtenus pour compenser
les coûts reliés au réensemencement d’une culture donnée. En fait,
dans plusieurs cas, il n’est peut-être pas nécessaire de réensemencer le
maïs ou le soya.
En réalité,
il n’existe aucune formule magique pour aider à prendre la décision de
réensemencer. Chaque cas doit être étudié individuellement. La
première étape consiste à examiner la population restant dans un champ
donné. Cherchez la cause de sa réduction. Vérifiez l’uniformité
de la grosseur des plants, de leur santé et leur distribution comme suite au
dommage. Prenez en considération l’herbicide et le programme de
fertilisation qui ont peut-être déjà été utilisés. Quelle population
souhaitons-nous? Quelle est la date du premier ensemencement et à
quelle date aurait lieu le réensemencement?
Le maïs
Regardez de près le point de croissance du plant en le séparant sur la
longueur. Si le tissu est ferme et de couleur pâle, il survivra
probablement. Est-ce qu’il s’agit d’un hybride flexible dont l’épi
s’adapte pour compenser davantage que d’autres hybrides, lorsque la densité
de population est plus faible? Notez du fait que le maïs réensemencé
tard en mai aura généralement un taux d’humidité plus élevé à la récolte.
Cela pourrait occasionner des coûts plus élevés pour le séchage.
On évalue la perte de rendement à 2%, si le champ démontre plusieurs manques
sévères de 12 à 36 pouces. Si les manques sont plus grands, soit de 4
à 6 pieds, attendez-vous à une réduction du rendement de 5 à 6%
comparativement à un champ de densité uniforme.
Les
tableaux suivants aideront à déterminer le nombre de plants dans la
population:
Le tableau
indique la longueur de rang requise pour équivaloir à un millième d’acre
(1/1000). Comptez le nombre de grains ou de plants, sur plusieurs des
distances indiquées, selon la largeur entre les rangs. Faites la
moyenne de vos résultats pour obtenir un échantillon représentatif, puis
multipliez cette moyenne par 1000 et vous obtiendrez une bonne évaluation du
nombre de plants ou du taux d’ensemencement à l’acre :
Distance en
pieds pour déterminer la surface
Largeur du
Longueur du rang (pi-po)
rang en pouces
(égal à
1/1000 d’acre)
15”
34’10”
20”
26’2”
30”
17’5”
32”
16’4”
34”
15’5”
36”
14’6”
38”
13’9”
Exemple : si
vous avez 26 plants sur plusieurs longueurs de 17 pi 5 po de rangs à 30 po
de large, vous avez une population d’environ 26,000 plants à l’acre (26 x
1,000) = 26,000).
Tableau 3-17
Rendements prévus en grains selon différentes
dates d’ensemencement et de populations
Nombre de Plants
Date 25,000/ha 31,000/ha 37,000/ha
43,000/ha 49,000/ha 56,000/ha
62,000/ha 68,000/ha
74,000/ha
d’ensem.
10,000/ac
12,500/ac
15,000/ac
17,500/ac
20,000/ac
22,500/ac
25,000/ac
27,500/ac
30,000/ac
Avril 20
62 70
78 82
86 90
92 94
94
Avril 25
65 73
79 84
89 92
95 97
97
Avril 30
67 74
81 86
91 94
97 98
99
Mai 4
68 75
82 87
92 95
98 99
100
Mai 9
68 75
82 87
92 95
98 99
100
Mai 14
67 75
81 86
91 94
97 99
98
Mai 19
65 73
79 85
89 93
95 97
97
Mai 24
63 70
76 82
86 90
92 94
95
Mai 29
59 68
73 78
83 86
89 90
91
Juin 3 54
62
68 74
78 82
84
86
86
Juin 8
49 56
63 68
73 76
79 80
81
Données de l’Université de l’Illinois, E.D. Nafziger
1994. Journal of Production Agriculture. Les données originales
de l’Université de l’Illinois ont été repoussées à 10 jours plus tard pour
refléter les dates d’ensemencement de l’Ontario.
Exemple:
un champ est ensemencé le 4 mai
pour une population prévue de 62,000 plants/ha (25,000 plants/ac). À
la fin du mois, la population est réduite à 31,000 plants/ha (12,500 plants
/ac) avec toutefois des plants d’une grosseur et d’une distribution
uniformes. Le tableau suggère que le rendement attendu d’un champ
ayant une population finale de 31,000 plants, ensemencés le 4 mai, serait de
75% (une réduction de 50% par rapport à la population visée). En
ensemençant le 29 mai à la même densité (62,000), on s’attend à un rendement
de 89%. Dans ce cas, le coût du réensemencement peut peut-être être
recouvert, et par conséquent, justifié. Si votre date d’ensemencement
ou votre densité ne correspond pas aux valeurs données, vous devez
interpoler.
Référence: Publication 811, Agronomy Guide For
Field Crops; Pride Seeds Agronomy
Le soya
Le
mécanisme de déclenchement de la floraison du soya est étroitement relié à
la photopériode (durée et intensité de la lumière du jour).
Typiquement, le soya passe de la croissance végétative à la floraison
lorsque les nuits commencent à allonger tard en juin. En juin, des
températures plus élevées que la normale peuvent déclencher la floraison
plus hâtivement. Toutefois, le soya ne dépend pas autant que le maïs
sur les températures ou l’accumulation des températures (jours de degrés
favorables à la croissance). Il en résulte que pour le soya, la
sélection de la maturité pour des ensemencements plus tardifs, diffère de
celle du maïs. Le soya possède une étonnante capacité de compenser les
densités plus faibles. Le plant peut remplir, jusqu’à 12 pouces,
l’espace entre les rangs et celle entre les plants sans perte de rendement.
Dans ces situations, les mauvaises herbes constituent le plus grand
problème. Les populations à densité réduite doivent demeurer en santé
et sans mauvaises herbes pour obtenir le plein potentiel des plants qui
restent.
La méthode du
cercle pour connaître la population du nombre de plants
La méthode du
cercle, pour déterminer la densité de population du soya, est une méthode
précise à utiliser dans les champs ayant un semis dense. En consultant
le tableau ci-dessous, vous pouvez déterminer le nombre de plants à
l’hectare ou à l’acre en multipliant le nombre de plants comptés à
l’intérieur du cercle (selon le diamètre choisi), par le facteur numérique
prédéterminé. Évaluez plusieurs endroits de votre champ, afin de
calculer la moyenne du nombre de plants comptés.
Exemple: en
utilisant un cercle dont le diamètre est de 36 pouces, vous trouvez une
moyenne de 30 plants comme suite au comptage, à plusieurs endroits du champ.
Dans ce cas, la population approximative sera de 185,000 plants à l’acre
(6,165 x 30).